On a tous entendu que pour découvrir réellement une culture, il faut tester sa cuisine. Effectivement, la nourriture est un indicateur culturel très fort et significatif. De nos jours on donne même le label patrimonial à certains types de cuisine et de mets, la gastronomie française étant le meilleur exemple.

Cependant, au cours d’un voyage à l’étranger, il n’est pas rare de tomber nez à nez avec un plat qui peut sembler peu ragoûtant. Aujourd’hui, je vous amène donc faire un petit tour du monde des plats les plus « étranges » que j’ai pu voir au fil de mes aventures.

Trying to identify street vendors’ products is a fun guessing game.
Il est parfois difficile d’identifier les aliments sur les étals.

Cette liste est bien évidemment basée sur mes repères nord-américains et les plats qui la composent ont été choisis en fonction de critères subjectifs et personnels… Mais je vous rassure, je ne porte aucun mauvais jugement!

Un tour du monde de plats un peu particuliers

Il y a une multitude de plats dont la simple évocation du nom donne la chair de poule : tarentules frites, testicules de taureaux, œufs pourris, etc.

Voici donc une petite liste de ceux que j’ai eu la chance de voir au cours de mes voyages et qui ont attiré mon attention. Parmi mon palmarès, vous remarquerez que l’Asie gagne la palme d’or des « drôles de trucs à manger ».

Les sauterelles et les asticots frits

J’avais entendu dire que les sauterelles frites étaient un plat apprécié dans certaines régions d’Asie. J’ai pu le constater moi-même lors du Festival de courses de bateaux à Vientiane, au Laos. Des barquettes complètes d’asticots et de sauterelles étaient vendues un peu partout dans les kiosques de rue. Les Laotiens mangeaient cela comme de simples friandises. Appétissant?

Fried insects at the Boat Racing Festival in Vientiane
Étals d’insectes au Festival de bateaux, à Vientiane

Les serpents et leur sang en boisson alcoolisée

À ce qu’on dit, le serpent aurait un goût de poulet. Peu importe, je ne voyais pas trop ce grand invertébré dans mon assiette. Sa chair est surtout mangée dans le nord du Vietnam et son sang également bu en alcool. Ryan, du blogue Le sac à dos, a testé l’expérience.  Auriez-vous osé?

Au Laos, on m’avait également mentionné que lorsqu’un serpent se fait happer par un véhicule sur la route, les habitants accourent pour être les premiers à le recueillir. Sa chair serait dit-on très appréciée.

Cobras Harvested For Indonesian Burger Trade

Le chien

La première fois que j’ai pris conscience qu’on pouvait manger du chien, j’étais au Vietnam. Lors d’une visite dans le delta du Mékong, je caressais un chiot après le repas. Mon guide m’a alors dit que sa maman avait été mangée la semaine précédente. Je dois admettre avoir eu un pincement au cœur.

This little pup’s mother was last week’s dinner.
Le chiot dont la mère fut mangée la semaine précédente.

Par la suite, j’ai également vu des chiens dans des cages sur les marchés chinois qui étaient destinés à l’abattage. Disons que cela surprend un peu.

Les pattes de poulet

En Chine, les pattes de poulet se mangent sous forme de collation. Je fus assez surprise la première fois lorsque je vis, dans le train, un groupe de jeunes grignoter de petits pieds de poulet tout blancs comme s’ils étaient crus. Ils crachaient par la suite les restants d’os dans un petit contenant.

Chickenfeet_800

Cette partie du poulet est bien appréciée des Chinois. On la retrouve dans les restaurants aussi bien que dans des emballages sous vides de supermarchés. Les pattes qui m’ont le plus rebutées sont celles qui semblent bouillies avec la peau avant d’être emballées sous vide et laissées à température pièce sur des étagères.

Les tarentules frites

Celles-ci je ne les ai pas vues de mes propres yeux. Mais les Cambodgiens m’ont dit que les tarentules sont un mets de leur cuisine. Cette pratique de capturer ces énormes araignées sous la terre avant de les faire frire daterait de l’époque des Khmers rouges. Les gens n’ayant rien à se mettre sous la dent auraient commencé à pourchasser ces petites bêtes velues pour survivre. Une pratique encore courante aujourd’hui. Rattana, de Ici Laos-Cambodge, a d’ailleurs publié un super article sur cette spécialité cambodgienne.

Fried_spiders_800

Le Cuy

Dans les Andes du Pérou et de l’Équateur, le Cuy (cochon d’inde) est un mets qui se mange couramment. Il est habituellement préparé sur le gril, à la façon BBQ. Je trouve toujours un peu bizarre de voir cet animal bien cuit doré, alors qu’ici on le garde en cage comme animal de compagnie. Mais à ce qu’on dit, le goût ne serait pas si mal.

Guinea pigs on the grill in Baños, Ecuador

Les pigeons

Alors qu’au Québec on répète constamment aux enfants de ne pas toucher aux pigeons, car ils seraient infectes et porteurs de bactéries, je fus surprise d’apprendre qu’en France, le pigeon est recherché. Et moi qui croyais que la cuisine française était une cuisine raffinée! Ce volatile, lorsqu’issu d’élevage, est un mets de fine cuisine.

Foul fowls or pleasant poultry?
Infectes ou de qualité, ces pigeons?

Les têtes de cochon entières

Rien de dégoûtant à manger du cochon, vous me direz. Mais lorsque j’étais en Irlande, je fus assez surprise de voir des têtes entières de cochon sur les présentoirs. Parfois même avec une pomme entre les dents. Dans ce cas, c’est plutôt le choix esthétique qui m’avait laissée un peu perplexe.

Pigs’ heads on display at a market in Cork, Irland.
Têtes de cochon sur un présentoir au marché de Cork, en Irlande

Osez! Testez!

Faites le choix de spécialités locales. Cultivez votre goût et découvrez de nouvelles saveurs en respectant vos limites. Personnellement, je ne mange pas tout, mais je prends plaisir à tester différents mets plus traditionnels. La nourriture de rue et les petits restaurants sont ceux qui semblent à première vue les moins salubres, mais on y sert souvent une nourriture très fraîche et de bonne qualité (parfois meilleure que dans les restaurants pour touristes).

Street food in Vientiane, Laos
Nourriture de rue à Vientiane, au Laos

Le meilleur conseil que je pourrais vous donner, c’est de regarder où les locaux mangent et de ne pas hésiter à leur demander de vous suggérer un bon restaurant de cuisine locale. En plus, ce sont souvent les meilleurs endroits pour un bon rapport qualité/prix.

Lots of local foot traffic is a good indicator of quality.
La fréquentation par les locaux est un bon indicateur de qualité.

Et n’hésitez surtout pas à tester les mets en apparence peu ragoûtants. Vous pourriez être surpris. Et si votre estomac ne tolère pas bien les sorties de route, sachez que TuGo couvre aussi les frais médicaux pour des tests culinaires plus téméraires. Mais bon, je ne vous le souhaite pas tout de même.

Bonne dégustation!

Rachel

Rachel est une blogueuse voyageuse Quebecoise qui parcourt le monde depuis plusieurs annes.

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